Reconstruire l'avenir : ce que révèle le Haut Atlas trois ans après le séisme
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Reconstruire l’avenir : ce que révèle le Haut Atlas trois ans après le séisme

Au-delà des infrastructures, comment les communautés rurales du Haut Atlas se reconstruisent et quelles leçons tirer pour une relance durable des territoires ?

Près de trois ans après le séisme du Haut Atlas, les besoins des populations ont évolué. Si l’urgence a laissé place à la reconstruction, de nombreuses questions demeurent : comment les communautés se sont-elles adaptées ? Quelles dynamiques ont émergé ? Et comment transformer l’aide apportée en véritable levier d’autonomisation ?

Au-delà des infrastructures, comment les communautés rurales du Haut Atlas se reconstruisent et quelles leçons tirer pour une relance durable des territoires ? Reconstruire l'avenir : ce que révèle le Haut Atlas trois ans après le séisme

Pour mieux comprendre ces transformations, Migrations & Développement a coordonné l’étude « Mutations sociales post-séisme dans le Haut Atlas (Province de Taroudant) », réalisée par le Professeur Abdellah Saaf et M. Kacem El Basti dans le cadre du programme TADAMON.

Menée auprès d’habitants de 24 communes rurales, l’étude met en lumière la force des solidarités locales, mais aussi les défis qui continuent de peser sur les territoires : emploi, accès à l’eau, éducation, désenclavement et perspectives pour les jeunes. Elle souligne également le rôle croissant des femmes et des jeunes dans les dynamiques de reconstruction et de développement local.

L’un des principaux enseignements de cette recherche est qu’une reconstruction durable ne peut se limiter à l’aide matérielle. Elle doit aussi renforcer les capacités des communautés et leur pouvoir d’agir afin qu’elles deviennent pleinement actrices de leur avenir.

Ces constats font écho aux actions menées par Migrations & Développement aux côtés des populations : soutien aux coopératives féminines, accompagnement des Dar Talib.a, promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, renforcement des acteurs locaux, etc. Autant d’initiatives qui contribuent à construire des territoires plus résilients, fondés sur la participation et les ressources des communautés elles-mêmes.

Car la reconstruction durable ne se décrète pas : elle se construit lorsque les femmes, les hommes et les jeunes disposent des moyens, des compétences et de la confiance nécessaires pour agir par eux-mêmes. Consultez l’étude ici